La place de l’enfant dans les violences conjugales

 

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Avant de commencer notre propos, il nous a semblé important de différencier le conflit ou
la dispute de la violence conjugale.

Dans le conflit, chacun des deux reconnaît l’autre comme sujet, les deux personnes sont en
désaccord sur un point donné ce qui crée des tensions et des émotions. La relation est égalitaire et on peut argumenter pour ramener l’autre sur son point de vue.

Dans la violence conjugale, un des deux partenaires va décider de prendre le pouvoir et le contrôle sur l’autre. La relation devient asymétrique : l’autre devient objet et n’existe plus en tant que sujet. Il existe différentes formes de violences conjugales (violences physiques, psychologiques, verbales, économiques, spirituelles, sexuelles..)

La séparation, le divorce, la distance n’arrête pas la violence, elle s’active aux moments des
rencontres par rapport à l’enfant.

La violence est un délit punit par la loi.

Qu’en est-il de l’enfant ?

Les enfants subissent les violences conjugales souvent dès leur vie fœtale: Dans 40 % des cas les violences conjugales commencent pendant la grossesse et peuvent s’aggraver aussi pendant la grossesse. Le fœtus se retrouve alors en danger, il est exposé à un stress physiologique important, à un risque
d'avortement (2 fois plus de fausses couches chez les femmes victimes de violences conjugales), à une mort in utero à un accouchement prématuré (37 % d'augmentation de risque), une souffrance néo-natale, à un petit poids de naissance (17 % d'augmentation de risque).

L'enfant témoin:

Selon son âge, l'enfant ne sera pas à la même place pendant les violences conjugales.
Un nourrisson est exposé plus directement à la violence conjugale. Très vulnérable, il est pris dans la tourmente sans aucun moyen de se protéger. L'impact de la scène sera grave et mettra à mal son monde et sa sécurité interne.
L'enfant plus grand va pouvoir mieux se protéger en échappant physiquement ou psychologiquement à une scène de violence conjugale: il peut anticiper la scène et se réfugier dans sa chambre ou il peut dire à ses parents "taisez-vous" ou se dire "ce ne sont pas mes affaires". Cependant si le niveau de violence est très élevé, l'enfant ne pourra pas rester à l'écart par peur des conséquences pour le parent victime.
Dans de telles circonstances, le monde de l'enfant peut se scinder en deux : celui des "gentils", la maman, celui des "méchants", le papa agresseur. L'enfant se tournera vers la mère, il deviendra l'écoutant, le
consolateur ou le déversoir des émotions de sa maman. Il fera abstraction de ses propres émotions et n'aura pas la possibilité de se faire entendre.
L'enfant peut également basculer du côté du père et faire siennes les violences infligées à sa mère. En grandissant il peut passer de la place de spectateur à celui d'acteur. Sa mère ou son environnement
deviendront victime de ses réactions violentes incontrôlées.
Que se passe-t-il lorsque l’on est soumis à un stress ? (bébé ou adulte)

Trois étapes :
- Phase d’alerte générale : le corps met rapidement tous les sens en alerte pour analyser.
- Phase d’analyse : qu’est ce que je comprends de cette situation ? est-ce que je la connais ? que vais-je faire ? Le corps est pris d’un besoin d’agir (même de ne rien faire, s’immobiliser pour se protéger)
- Phase d’épuisement physique : relâche psychologique et physique totale

Dans la violence, l’enfant va subir ces trois phases à chaque fois. La mémoire fait son travail et donc, même adulte, tous ces mécanismes vont se déclencher comme lorsqu’ils étaient enfants même hors violences conjugales. Ces trois phases ne se voient pas forcément mais repassent dans la mémoire de la personne : c’est une mémoire inconsciente.

Les conséquences pour l'enfant

Pour les bébés et les jeunes enfants: des études ont démontré qu'un climat de violence ou de
maltraitance qui génère un stress chronique, peut provoquer des lésions cérébrales chez l’enfant. Ainsi, les jeunes enfants soumis à un stress chronique ont un taux de cortisol sanguin nettement supérieur à
celui des enfants élevés dans un environnement calme. Si le taux de cortisol est constamment élevé,
certaines zones se développent moins bien- principalement l’hippocampe et le système limbique -
Ces atteintes qui peuvent devenir définitives, concernent la mémoire affective, la régulation des affects et les comportements d’attachement à autrui. Elles peuvent être à l’origine de la fixation de sentiments de peur et d’angoisses pathologiques.
Dans un contexte de violence conjugale les besoins fondamentaux des enfants peuvent passer au second plan. En effet, les parents débordés par ce qu'ils vivent risquent de répondre de manière décalée ou inadaptée aux besoins de l'enfant. Ce dernier aura face à lui des adultes qui n'assureront ni sa sécurité ni ses attentes. Cette situation peut avoir des conséquences graves pour l'enfant qui n'aura pas pu
instaurer une relation sécurisante avec ses "figures d'attachement".
Pour les plus petits cela peut se manifester par des troubles du sommeil, de l'alimentation, de l'hyper vigilance- le bébé toujours aux aguets ou devenant transparent pour ne pas provoquer de réaction chez ses parents- une impossibilité de rentrer en contact avec l'adulte, des peurs inexpliquées, voir de la dépression.
Ces troubles vont subsister dans le temps et peuvent s'exprimer par: des explosions de colère, une anxiété, de la violence, un repli sur lui-même, des troubles du sommeil, des douleurs diverses, des difficultés d'apprentissage, un manque d'attention.

Les adolescents peuvent afficher un manque d'estime de soi, un sentiment de honte ou de
culpabilité, un manque de respect à l'égard des femmes, des difficultés à établir des relations
amoureuses, des difficultés de concentration en classe, des troubles de mémoires, une fatigue excessive, des abus d'alcool, des actes de délinquances, des fugues, un manque de projets, un état dépressif avec des idées de suicide.

La violence conjugale, au même titre que la maltraitance, a des conséquences graves sur la santé de l'enfant. Leurs manifestations sont souvent multiples. Il est donc important de pouvoir les
reconnaître, de permettre aux parents concernés de prendre conscience de leur portée et de pouvoir
demander de l'aide.


 

La proposition de loi d'Henriette MARTINEZ adoptée par la commission des affaires sociales


A l'issue de débats approfondis, la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi d'Henriette Martinez relative au suivi des enfants en danger par la transmission des informations. Ce texte a pour objectif un meilleur suivi par les services sociaux des enfants en danger, ou susceptibles de l'être, par la transmission dans les meilleurs délais des informations les concernant, dans le seul but de protéger les enfants en danger ou en risque de l'être.
En effet, il permettra aux Présidents des Conseils Généraux de saisir les organismes servant des prestations sociales pour connaître la nouvelle adresse d'une famille ayant fait l'objet d'une information préoccupante et qui aurait déménagé sans laisser d'adresse.
 

Les réseaux sociaux dans la vie des enfants 



Le développement des nouvelles technologies suscitent l'intérêt des jeunes. Les écrans, ordinateurs, téléphones mobiles, tablettes font partie de leur quotidien. Ces outils ont également entraîné l'explosion de l'utilisation des réseaux sociaux: Facebook, twitter...etc.

Une étude de la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés), souligne que 48% des enfants de 8-17 ans sont connectés à un réseau. Pour les moins de treize ans, 18% sont connectés avec l’accord de leurs parents. C’est surtout à partir du collège que le déclic a lieu puisque 57% des élèves ont accès au réseau.
La maîtrise de la vie privée n’est pas toujours une réalité puisque 92% des 8-17 ans n’hésitent pas à utiliser leur vraie identité, à livrer des informations personnelles ou à diffuser des photos.

Face à ce phénomène, nous avons pris l’habitude de sensibiliser les élèves des classes de CM2 sur les dangers existants et sur l'attitude à avoir face à une situation qui les préoccupe ou les met mal à l'aise. Nous leur indiquons également que l'âge limite pour s'inscrire sur un réseau est de treize ans.

Lorsqu’on échange avec eux, ils semblent être informés des attitudes à tenir pour ne pas se trouver en difficulté : ils refusent des amis qu’ils ne connaissent pas, ils savent qu’ils ne doivent pas accepter un rendez-vous ou encore que l’identité de « l’ami » n’est pas toujours celle annoncée. Mais ils oublient souvent qu’ils peuvent être confrontés à des contenus choquants ou être victimes d’insultes ou d’humiliations.
En effet, toujours selon cette étude, un tiers des enfants ont été victimes ou ont été choqués par des messages et seulement 10% ont pu en échanger avec leurs parents.

C’est un point sur lequel nous insistons  : les faire réfléchir sur la différence entre le respect de leur vie privée et la connaissance par leurs parents de ce qui les met en difficulté.

Tout comme pour la maltraitance, il est important qu'ils sachent que personne ne peut porter atteinte à leur intégrité.

Autres Renseignements :

Signaler un contenu illégal de façon anonyme : www.pointdecontact.net
Net Ecoute 0800 200 000 Appel gratuit depuis un poste fixe
Site e-enfance.org
Www.cnil.fr


 


Violences conjugales


Le Parlement a adopté le 29 juin 2010 après un dernier vote une proposition de loi sur les violences conjugales. A l’origine, le texte concernait uniquement les violences faites aux femmes mais l’intitulé de la loi a été élargi aux violences au sein du couple et celles faites aux enfants.
Parmi les mesures phares, la création d'un délit de harcèlement psychologique et le port du bracelet électronique. Il faut rappeler que les enfants sont souvent des victimes oubliées. En France, 4 millions d’enfants sont témoins de violences conjugales, 235 000 enfants seraient en danger. 156 femmes sont décédées en 2008 sous les coups de leur conjoint, soit un décès tous les deux jours et demi. 20% des homicides commis en France seraient dus à des violences conjugales.

 

  Des dangers pour nos enfants: Les Jeux Dangereux

Ref : Compte rendu atelier 5 « prévention des risques liés à la pratique des jeux dangereux » Etats Généraux de l’Enfance . Mars 2010

    « Il est normal pour les jeunes de tester les limites, et d’adopter des conduites à risques. Mais parfois, ils peuvent se faire entraîner et ne pas connaître les dangers réels de leurs activités. C’est le cas de certains jeux dangereux, qu’il s’agisse de violence gratuite ou de pratiques d’étranglement pour rechercher des sensations ou besoin identitaire .  »


    Parce que la prévention fait partie de nos objectifs, il est important d’informer de certains risques qui existent aujourd’hui , d’ être vigilants et de savoir vers qui se tourner.
C’est pourquoi nous vous proposons une réflexion dans ce bulletin sur les jeux dangereux, le prochain traitera davantage des dangers liés à Internet.


« LES JEUX DANGEREUX » : Quelle définition ?

Trois grandes catégories de « jeux dangereux » doivent être distinguées : les jeux de non-oxygénation,
appelés actuellement « jeux » d’évanouissement, les « jeux » d’agression et les « jeux » de défis.

· Les « jeux », dits de non oxygénation ou d’asphyxie (choking games) consistent par un mécanisme de
compression du sternum(ou cervicale) ou par une strangulation à rechercher certaines sensations : visions pseudo hallucinatoires, vertiges, impression de planer, états euphoriques …
Certains auteurs préfèrent employer le terme de « jeuxd’évanouissement » Ces « jeux » peuvent être pratiqués par l’intermédiaire d’une tierce personne(strangulation) ou seuls (autostrangulation) au moyen d’un lien serré autour du cou (corde, écharpe, ceinture….). Lorsqu’ils sont pratiqués seuls, ces « jeux » ont le plus souvent lieu au domicile de la famille, alors que pratiqués à plusieurs, l’école reste un lieu privilégié ainsi que les centres de loisirs et les colonies de vacances. Les dénominations de ces « jeux » sont diverses : du simple mais déjà
dangereux « jeu de la tomate » pratiqué par les plus jeunes (dès 3-4 ans), jusqu’au « jeu du foulard », appelé aussi « rêve indien »,« rêve bleu », « jeu du cosmos » ou autre.

· Les « jeux » dits « d’agression » ou jeux « violents » utilisent la violence physique ou psychologique de manière gratuite d’un groupe de jeunes envers une personne seule. Dans les « jeux » dits intentionnels, la victime participe de son plein gré, connaît le déroulé du jeu, est au courant des risques encourus (choc, nature des gestes agressifs…), et la victime peut même, un temps plus tard, devenir elle-même l’agresseur. Les « jeu contraints » utilisent la même violence mais les enfants n’ont pas choisi d’y participer et les rôles ne s’inversent jamais. L’enfant est alors clairement une victime et le terme de « jeu » n’est utilisé que par les agresseurs.

· Les « jeux de défis ». Ces jeux s’appuient sur la recherche de l’exploit, du défi conduisant le pré-adolescent ou l’adolescent à pratiquer des activités de plus en plus dangereuses pour impressionner son entourage, le plus souvent un groupe de pairs. Le souhait de voir son exploit raconté, voire filmé est très présent dans cette situation spécifique.

    Que sait-on des profils des enfants qui participent à ces « jeux » ?


    Dans le cas des « jeux d’agression », certaines études récentes (G. Michel 2009) permettent d’identifier certaines caractéristiques. Les agresseurs sont le plus souvent des garçons lorsque la violence physique est employée mais les filles participent également lorsqu’il s’agit essentiellement de violences psychologiques. Certains agresseurs sont actifs (les meneurs), souvent impulsifs, avec une tendance à l’emportement rapide, la recherche de la domination ou la volonté d’imposer certains comportements à d’autres. Un fort besoin de sensations fortes, des tendances antisociales marquées sont parfois retrouvés.
    Les autres agresseurs sont volontiers passifs (les suiveurs), sous l’emprise de l’effet de groupe qui les pousse à devenir violents sous le regard de leurs camarades et d’un leader habituel.
    Il apparaît « a contrario » que les victimes, malgré le côté aléatoire apparent de leur choix, sont le plus souvent des enfants ou adolescents timides qui apparaissent alors comme des proies faciles. Certains d’entre eux peuvent attiser certaines jalousies ou envies en raison de leurs compétences scolaires, de leur milieu socio-économique ou de simples particularités physiques (taille, poids, disgrâce quelconque, habillement, couleur de cheveux….).

    Dans les « jeux de non – oxygénation ou d’évanouissement », il est plus difficile de caractériser aussi clairement des facteurs de risques. On ne peut procéder à une véritable analyse psychopathologique que par des entretiens spécialisés sur des enfants et/ou adolescents ayant pratiqué ces « jeux » de manière répétée et amenés en consultation pour ce problème. Il apparaît là aussi certains traits de comportement peut être plus marqués, tels qu’un intérêt pour la prise de risque, l’hyperactivité, voire certaines tendances dépressives (besoin de restaurer un sentiment d’identité défaillant). Cependant, il faut différencier chez ces enfants et adolescents les différentes phases de cette pratique. Un certain nombre de ces enfants s’adonne à ces « jeux » par curiosité, pour savoir ce que cela fait, à la recherche de sensations narrées par les camarades : ces enfants sont en règle sains et sans difficultés psychologiques particulières. D’autres au contraire vont répéter cette pratique jusqu’à l’addiction et l’analyse psychopathologique de ces enfants et adolescents montrent que ce sont les mêmes qui adopteront un comportement général les incitant à des prises de risques répétées (circulation routière,toxiques, sports extrêmes…).
Les enfants vraiment suicidaires ne représentent qu’une infime partie des enfants s’adonnant à ces pratiques.

Des conséquences physiques et psychologiques lourdes

    Tous ces « jeux » dits dangereux connaissent des conséquences importantes tant sur le plan physique que psychologique. Pour les « jeux de non oxygénation ou d’évanouissement », la durée et l’intensité de la strangulation ou de la compression peuvent induire des complications neurologiques d’intensité variable. Lorsque la pression exercée est plus forte, le cerveau est privé d’oxygène et selon la durée de l’acte, peuvent survenir une perte de connaissance, une souffrance cérébrale avec des lésions cérébrales définitives (surdité, cécité, état grabataire…) et un coma irréversible avec décès. Le risque de mort est d’autant plus grand que l’enfant reproduit ce « jeu » seul à domicile, avec lors de la perte de connaissance, la survenue d’une véritable pendaison. Les enfants qui s’en sortent ont le plus souvent des signes d’oedème du cerveau avec des hémorragies intra-oculaires, des lésions de saignement sous la peau (cou, visage). Les pratiques répétées de ces jeux induisent des signes souvent peu spécifiques tels que des maux de tête réguliers, des vertiges, des troubles du comportement et du sommeil, des difficultés scolaires.
    Les conséquences physiques de la pratique des « jeux d’agression » sont également très lourdes et on décrit des fractures de la colonne vertébrale, des traumatismes crâniens, voire des ruptures d’organes (foie, rate, rein, organes génitaux). Les enfants victimes sont sujets à des manifestations psycho traumatiques (troubles du sommeil, symptômes anxio- dépressifs, phobies scolaires, idéations suicidaires avec parfois des
passages à l’acte).

Quelle prévention ?
Ref : « conduites à risques et jeux dangereux à l’école » Hélène ROMANO Psychologue clinicienne Docteur en psychopathologie


    Les adultes interviennent peu, repèrent difficilement ces pratiques et, lorsqu’ils y sont confrontés, ne parviennent pas à en penser toute la dimension traumatique liée à cette confrontation à la mort.(…)
    Face au déni des adultes à l’égard de la dangerosité de ces comportements, les enfants et les adolescents n’ont aucune raison de cesser de tels passages à l’acte. Pour reprendre l’expression du ministère de l’Éducation nationale, « prévenir, intervenir, agir » dans un tel contexte n’est pas chose aisée, mais cela devrait commencer par la reconnaissance de cette violence en tant que telle, pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle peut entraîner : la mort. Cela passe sans doute également par la formation et l’information des professionnels sur les différentes manifestations de ces violences ; sur la nécessité de ne pas les réduire à ce qu’elles sont en tant qu’actes mais d’en comprendre la signification ; sur l’importance d’intervenir auprès des élèves et de ne pas banaliser ces conduites ; sur la nécessité d’éviter tout regard normatif sur les élèves impliqués ; sur la restauration des compétences parentales au sein des établissements scolaires ; sur des interventions bien traitantes et cohérentes auprès des élèves et de leur famille ; (…)sur le rappel aux enfants comme aux adultes de leurs droits et de leurs devoirs sur un registre qui n’est pas exclusivement centré sur la répression mais aussi sur la reconnaissance de l’élève en tant que personne et le respect de ses singularités. (…)

    Il est donc important d’encourager l’enfant à parler de tous les évènements de la semaine,de ses sentiments et de ses craintes . Lui demander : Comment se sont passées les récréations, comment ça se passe avec ses meilleurs amis ….


Contact : Association Enfant en danger 04 92 51 55 00 enfant.endanger@orange.fr
Association SOS Benjamin 06 33 63 72 06 sosbenjamin@hotmail.fr

 

Les dangers d’Internet
(www.ac-toulouse.fr / www.droitsenfant.com et Monsieur Valat)
 

Les nouvelles technologies d’informations font parties du quotidien de tout un chacun et particulièrement des plus jeunes.
Parmi ces outils,Internet est le plus performant parce qu’il offre un système de communication rapide et efficace.
Tout est possible à partir d’un clavier et d’un écran : accéder à de l’information, avoir une conversation, être en relation avec le monde.

A priori sans danger, ces attraits peuvent mettre à mal leur vie privée et leur protection sans que les parents en soient informés.
Ainsi, la vie privée des jeunes peut-être envahie de différentes manières. C’est le cas par exemple quand :
ils remplissent des formulaires pour participer aux concours des sites Web commerciaux,donnent des informations les concernant à des inconnus rencontrés dans un chat ou une messagerie instantanée ou lors de leur inscription à divers services Internet ou logiciels (messageries instantanées, chat, partage de fichiers, etc.) ,fournissent leur profil personnel lors de leur inscription à des comptes de mels ou messageries instantanées gratuits .

L’accès à leur vie privée peut entraîner des conséquences liées directement à leur protection.


Parmi les dangers d’Internet nous avons retenus plus particulièrement :
La Cyberintimination: Il en existe de différentes formes : parfois, il s'agit d'insultes ou de menaces directement envoyées à la victime par mel ou messagerie instantanée. Les jeunes peuvent aussi faire circuler des commentaires haineux visant une personne, par le biais du mel et des messageries instantanées, ou en les affichant sur des sites Web. Ils le font souvent sous une fausse identité. Par ailleurs, de plus en plus de jeunes sont victimes d'intimidation par le biais de messages textes envoyés sur leur cellulaire. Ce type de téléphone échappe en effet complètement à la surveillance des adultes.
Jeux de hasard : La prolifération des jeux de hasard et des sites de paris sur Internet n'a fait qu'augmenter le nombre impressionnant de jeunes qui s'adonnent au jeu. C'est devenu chez les adolescents une addiction plus importante que la cigarette, l'alcool ou les drogues. Les jeunes qui maîtrisent bien les nouvelles technologies se tournent de plus en plus vers les sites Internet de jeux de hasard parce qu'ils sont faciles d'accès, pratiques et anonymes.
L’accès facile que donne Internet à la pornographie figure parmi les principales inquiétudes des parents de jeunes internautes. En effet, on peut tomber par hasard sur un site pornographique (en se servant d’un moteur de recherche, lors d’une erreur de frappe, en cliquant sur un lien…).Les réseaux pédophiles ont su profiter des atouts d’Internet , en utilisant simplement le clavier de l’ordinateur, ils ont la possibilité d’entrer en contact avec des enfants et/ou adolescents. Cependant, Chats, mels, forum de discussion et messageries instantanées sont des environnements où les jeunes risquent de rencontrer des prédateurs sexuels. L'anonymat propre à Internet favorise confidences et révélations intimes, et les prédateurs s'en servent pour établir rapidement une relation de confiance avec des jeunes qui manquent encore de jugement et d'expérience; ils sont prêts à y consacrer beaucoup de temps, d’argent et de l’énergie. Ils écoutent les jeunes et compatissent à leurs problèmes, connaissent leurs musiques préférées, leurs passe-temps .Ils essaient de diminuer progressivement leurs inhibitions en introduisant peu à peu des propos à caractère sexuel dans leur conversation


Qui sont les jeunes les plus à risque?


Ce sont les jeunes adolescents qui intéressent le plus les prédateurs et qui tombent le plus souvent dans leurs pièges. C’est l’âge, en effet, où l’on commence à découvrir la sexualité et à vouloir échapper à la surveillance des parents pour se faire des relations hors du cercle familial. Trop confiants dans l’anonymat apparent
d’Internet, ils prennent souvent des risques dont ils ne comprennent pas réellement la portée. Certains facteurs peuvent augmenter davantage leur vulnérabilité ( manque de familiarité avec Internet , besoin d’attention ou d’affection, attitude rebelle, isolement ou solitude, curiosité, ambivalence à l'égard de l'identité sexuelle, confiance aveugle envers les adultes, intérêt pour des cultures marginales, différentes du milieu familial.)
Les jeunes pensent être au courant des risques que présentent les prédateurs, mais manifestent souvent une grande naïveté. Lors d’une enquête menée par le Réseau, des filles de 11 à 14 ans ont d’abord affirmé cacher leur véritable identité , mais ont fini par admettre cesser de le faire dès qu’elles se sentaient « en confiance ». Selon le cas, cela pouvait prendre de 15 minutes à plusieurs semaines, une période de temps qu’un prédateur habile est tout à fait prêt à investir.

Dans le cadre de la prévention, voici ce qu’il est possible de faire:

1.Installez l’ordinateur connecté à Internet dans une pièce commune
2.Imposez des limites et des règles d’utilisation (temps, horaire, activités, etc.)
3.Installez un logiciel de contrôle parental
4.Montrez de l’intérêt pour les différentes activités appréciées par vos enfants (blogs, tchats, jeux, etc.)
5.Rendez vos enfants attentifs au fait qu’Internet est un lieu public. La loi est applicable et toutes les
informations publiées sont accessibles à n’importe qui
6.Sensibilisez vos enfants aux risques liés à la diffusion d’informations personnelles, à la
publication de photos et à l’utilisation de la Webcam
7.Insistez sur les dangers d’un rendez-vous avec des inconnus rencontrés sur Internet
8.Engagez le dialogue avec vos enfants et encouragez-les à parler de leurs mauvaises expériences (contenus choquants, propos déplacés, mauvaises rencontres, addiction)
9.Aidez vos enfants à développer leur esprit critique face à Internet
10.Instaurez une relation de confiance et encouragez vos enfants à avoir une utilisation responsable
d’Internet

 

                                                                                                                           

Recourir au Défenseur des droits


A compter du 1er mai 2011, le Défenseur des droits succède au Médiateur de la République, à la Haute Autorité de lutte contre la discriminations et pour l’égalité (Halde), au Défenseur des enfants et à la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS).

Cette nouvelle entité administrative regroupe donc toutes leurs missions. Elle est chargée de veiller au respect des droits et des libertés. Elle peut être saisie par toute personne, publique ou privée.
Concrètement, il remplit quatre missions :

- Défend les droits et libertés individuels dans le cadre des relations avec les administrations ;
- Défend et promeut l’intérêt supérieur et les droits de l’enfant ;
- Lutte contre les discriminations prohibées par la loi et promeut l’égalité ;
- Veille au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité.

Désormais, vous pouvez vous tourner vers une seule et même institution pour réagir à ces différents problèmes. Également chargé de défendre l’intérêt supérieur et le droit de l’enfant , selon la Convention internationale de l’ONU de 1989, il est assisté de trois adjoints placés sous son autorité.

Comment le saisir ?

Si vous souhaitez effectuer une réclamation, trois possibilités s’offrent à vous pour saisir le Défenseur des droits (une démarche gratuite)


Par courrier adressé au 7 rue Florentin 75008 PARIS
Via Internet, directement sur le site www.defenseurdesdroits.fr, en suivant les instructions pour remplir le formulaire;
En rencontrant l’un de ses délégués territoriaux , présents dans les départements (voir leurs coordonnées sur le même site).

En ce qui concerne La Défense des droits de l’enfant, Marie Derain, est Adjointe et Vice-Présidente du collège chargée de la défense et de la promotion des droits de l’enfant. Voici deux adresses où vous pouvez écrire :

Au niveau de notre territoire,M. Jean Claude Mari est le correspondant territorial de la défense des enfants. Coordonnées : Préfecture des Alpes Maritimes Centre administratif 06186 NICE Cedex 3.
La défenseur des Enfants, Marie Derain peut toujours être saisie. Coordonnées : www.defenseurdesenfants.fr en suivant également les instructions pour remplir le formulaire dans la rubrique « accueil ».

On estime ainsi à plus de 100 000 le nombre de réclamations que le Défenseur des droits devrait traiter chaque année.

Notre Assemblée générale du 29 avril 2013

bulletLa Présidente ouvre la séance en remerciant les personnes présentes ainsi que les donateurs. Mme Marlois souligne que l’association est toujours à l’écoute et dans la possibilité d’accueillir, d’accompagner les enfants victimes mais aussi les familles en difficultés face à des situations à risque pour l’enfant . la Présidente souligne que 2012 a été une année où, en plus des actions de prévention,une démarche auprès des professionnels du département a été mise en place . Ce travail auprès des professionnels sur la violence conjugale et les conséquences sur l’enfant, a été mis en place avec la participation de Mme. Vasselier Novelli, psychologue et psychothérapeute au centre La Durance à Marseille.

« Tout d’abord notre lieu d’écoute . Il a accueilli cette année environ quarante personnes. En comparaison avec 2011, ce chiffre a pratiquement doublé.

Les situations qui nous ont été exposées concernent en majorité des enfants dont les parents sont séparés. Notre écoute consiste à comprendre ce qui se passe, à aider à la prise de distance et le cas échéant, à conforter le parent sur la situation à risque pour l'enfant. Dans cette hypothèse nous l'accompagnons à une prise de décision.

Lorsqu'il n'existe pas un contexte de maltraitance et que le lien parental est mis à mal, nous  proposons une orientation en médiation familiale.

Nous constatons que les violences sexuelles sont encore un motif de contact de notre association. Cependant, nous notons une évolution dans la demande: les personnes nous sollicitent moins pour être informées sur les démarche à suivre après une révélation que pour comprendre le déroulement de la procédure judiciaire, ou pour échanger sur le temps judiciaire qui paraît toujours trop long pour eux.

 Nous restons également, pour certains adultes, le lieu d’élaboration de la décision pour engager une procédure

Concernant les informations préoccupantes, nous avons été amené à faire trois informations préoccupantes : l’une dans le cadre de nos interventions dans les écoles et deux lors de nos entretiens d’écoute.

« Second travail de l’association, les missions d’administrateur ad hoc : 6 missions se sont terminées au cours de l’année 2012. Cinq situations sont toujours en cours. » Mme Marlois et Mme Armando, Administrateurs ad hoc, expliquent le déroulement de leur mission . Mandatées par la Justice, elles rencontrent par la suite l’enfant, parfois la mère, le père ou le lieu d’accueil de l’enfant  suivant la situation, puis prennent un avocat afin de défendre les intérêts de l’enfant. Dossier d’aide juridictionnelle et constitution de partie civile pourront alors se mettre en place. Elles accompagnent l’enfant tout au long de la procédure jusqu’au jugement et au placement d’argent lorsqu’il y a lieu.

« Autre action importante :  la prévention en milieu scolaire. Notre programme a pour objectif de permettre à l’enfant d’être acteur de sa protection en renforçant ses ressources personnelles. Nous sommes intervenus auprès de 10 classes de grande section maternelle soit 180 enfants et 51 classes de primaire soit 1122 enfants.

L’intérêt du corps enseignant reste soutenu pour nos interventions. Certains d’ailleurs sollicitent spontanément notre venue. Tant nos échanges en fin d’intervention que le retour des questionnaires confirment que le fond et la forme de nos interventions sont adaptés.

Autres interventions auprès des enfants :

·        Intervention auprès des 6 ème du collège de Veynes:

Notre collaboration avec le Collège de Veynes se fait dans le cadre du Comité d'éducation à la santé. Nous sommes intervenus auprès de quatre classes de sixième à raison de deux heures par classe. Il s'agit pendant ces temps, de faire un rappel sur la prévention de la maltraitance mais également de permettre une expression sur les thèmes de la violence, du respect et de la protection.

·        Intervention auprès de la maison d’enfants « Les Lavandes » à Orpierre :

            Nous sommes intervenus, à la demande de l'établissement auprès du groupe des plus âgés.

L'équipe éducative souhaitait que les enfants aient une sensibilisation à la maltraitance.  Nous avons adapté notre programme en tenant compte de difficultés des enfants.

C'est pour cette raison que notre action s'est déroulée sur une matinée. Nous avons abordé collectivement la différence entre la punition et la maltraitance puis nous avons proposé un travail de réflexion en demi groupe sur les attitudes de protection. Cette partie nous a également permis d'expliquer l'organisation de la protection: le 119, l'organisation sur le département.

 Notre intervention a permis à une enfant d'exprimer ses interrogations quant à son orientation à la fin de l'année scolaire, nous avons relayé ses craintes puis nous l'avons accompagnée auprès de l'équipe éducative.

Les dernières interventions concernent les collèges de Laragne et de Fontreyne pour lesquels notre sujet d’intervention a été « vivre ensemble ». Il s’agissait de sensibiliser les élèves sur les différences, leur respect et l’expression de chacun. »

« Nous avons parlé en début d’assemblée de l’action menée auprès des professionnels du département et de Mme Vasselier Novelli. En effet, en collaboration avec l'Inspection d'Académie et la Délégation Départementale des droits des femmes et de l'égalité, nous avons élaboré une action pour prévenir les violences conjugales. Celle-ci présente quatre axes: un programme sur l'égalité filles garçons en directions des élèves de CM2, une exposition, des conférences ayant pour thème "les violences conjugales et leurs conséquences sur la santé des enfants" et une formation des professionnels (nous verrons cela plus loin). La parole est donnée à Mylène Armando et Magali Persichitti qui vont vous présenter l’action. »

Mylène présente l’action auprès des enfants: « Ce programme s’est déroulé sur trois semaines à raison d'une intervention d'une heure par semaine effectuée par deux animatrices. Les objectifs étant :

-  développer chez les enfants des attitudes de respect de soi et des autres.

-  développer chez les enfants le respect de la différence filles garçons et les amener à porter un regard différent sur la place et le rôle des hommes et des femmes.

- amener les enfants à réfléchir sur les conflits entre filles et garçons et à prévenir une situation de violence.

124 élèves de CM2 sur les Ecoles de Tallard, La Saulce, Veynes, St Etienne en Dévoluy, Serres ont été sensibilisés par ce programme. L'évaluation a été positive tant de la part des enseignants que des  élèves. Les objectifs fixés ont été atteints.

Nous avons mené en parallèle une conférence et une exposition. Le thème concernait la place des enfants dans les situations de violences conjugales.

Les expositions ont été le support d'échanges qui ont permis à la fois de  présenter l'action et l'intervention faite auprès des élèves et de répondre aux questions.

Elles ont eu lieu à la Maison de la Communauté des Communes de Tallard (3 jours), à la Médiathèque de Laragne (une semaine) et à la Mairie de Veynes (5 jours). Quant aux conférences, elles ont eu lieu sur Veynes et Laragne. Les points abordés avec Mme Vasselier Novelli ont porté sur le développement et les  besoins de l’enfant, la définition des violences conjugales et la place de l'enfant dans  ces violences conjugales et les conséquences  sur sa santé et son accompagnement.

70 personnes ont été présentes à l’exposition et aux conférences. Celles-ci ont suscité un vif intérêt du public.

Mylène donne la parole à Magali afin d’expliquer l’action auprès des professionnels.

« Deux journées de formation à Veynes et à Embrun sur la santé des enfants exposés aux violences conjugales.

L’Objectif général était de sensibiliser les professionnels aux conséquences des violences conjugales sur la santé des enfants et adolescents : quelles différences entre violences conjugales et conflit conjugal ? Les impacts sur les enfants à court, moyen et long terme des violences conjugales ? Repérage des enfants victimes de violences conjugales : comment mieux repérer ? Quels sont les signaux qui doivent alerter les professionnels ? Quels types d’accompagnement pour les enfants victimes de violences conjugales : présentation d’expériences conduites par l’intervenante.

82 professionnels ont participé à ces deux journées. L'évaluation très positive des professionnels et le nombre important des personnes n'ayant pu participer à cette session, nous a poussé à organiser une nouvelle journée sur ce thème.

Mme Vasselier-Novelli est intervenue à nouveau en Novembre 2012. La journée s'est déroulée au Conseil Général en présence de 60 personnes d'horizon professionnel très divers. Ici encore, les retour des participants ont été élogieux avec une forte demande pour une formation complémentaire. »

Michèle Cointe, secrétaire, reprend la parole pour terminer sur les dernières actions de l’année comme le Forum à Embrun en octobre où nous avons participé à la nouvelle manifestation "les journées des familles" organisée par le REAAP (Réseau Ecoute Aide et Accompagnement des Parents).

« A  ce titre nous avons pris part au forum de l'association Euroscope à Embrun avec pour objectif de faire connaître l'association et de sensibiliser le public contre la maltraitance.

Nous nous sommes également associés à la table ronde sur le thème du «  harcèlement moral entre enfants ». Parents, professionnels, jeunes ont participé au débat. Ce temps a permis de définir le harcèlement, d'attirer l'attention sur les conséquences pour l'enfant, de rappeler le rôle des adultes dans l'écoute et l'accompagnement des victimes et de donner des informations sur les lieux ressources. 

Puis, l’Intervention auprès des Assistantes maternelles avec un programme sur la maltraitance dans le cadre des actions d’INITIATIVE 05. Dans le cadre de la formation des assistantes maternelles, nous avons proposé une sensibilisation à la maltraitance.

           Nous sommes intervenus auprès de quatre groupes et nous avons abordé:

L'enfant dans l'histoire: l'évolution de la place de l'enfant

La protection de l'enfant dans l'histoire: les grandes avancées législatives

Les besoins de l'enfant

La protection de l'enfant aujourd'hui: la loi du 7 mars 2007

définition: enfant en situation de risque ou de danger, enfant maltraité

Des signaux d'alarmes:

Ø      les conséquences et les symptômes chez l'enfant

Ø      la place de l'enfant

Ø      l'environnement familial

La prise en charge d'une situation d'enfant en danger

Ø      le temps de l'évaluation

Ø      le temps de l'action

      Présentation de la loi du 7mars 2007

Ø      les grandes lignes

Ø      l'information préoccupante

Ø      la cellule départementale

Au cours de cette formation, nous avons participé aux réunions de coordination entre les différents formateurs et les professionnels du Conseil Général. C'est ici l'occasion d'évaluer les interventions de chacun et de réfléchir à l'accompagnement des assistantes maternelles dans leur cursus de formation.

Pour terminer, celle de la sensibilisation au Baby sitting

Dans le cadre de la sensibilisation aux pratiques du baby-sitting et en collaboration avec le BIJ,  nous avons animé un atelier sur les conditions nécessaires à la mise en place d’un environnement respectueux de l’enfant et de ses  parents. C’est ici l’occasion de faire réfléchir les adolescents sur les conditions et les attitudes à avoir pour tendre vers une approche bientraitante de l’enfant. C’est également l’occasion d’aborder la loi de la protection de l’enfance, l’organisation de cette protection et enfin la conduite à tenir face à une situation de maltraitance. Le bilan de l’action fait apparaître une satisfaction à 100% des participants.

Les salariées de l’association ont suivi le Cycle du Professeur Catherine JOUSSELME sur  les enjeux psychopathologiques des processus d’adolescence aujourd’hui »

En décembre dernier nous avons rencontré à notre local l’Ecole de Ski International d’Orcières (ESI). Cette rencontre a été riche et intéressante. Monsieur Blache, présent ce soir, va nous faire un bilan de cette action.»

M.Blache prend la parole pour nous faire part du grand succès de cette action qui rapporte à l’association 850 euros dont une adhésion et un don. Il espère renouveler cette action la saison d’hiver prochaine et pense doubler le montant qui ira au profit de notre association. Mme Marlois le remercie au nom de toute l’équipe pour son dévouement.

Pour clore l’Assemblée Générale, Mme la Présidente aborde les projets 2013.

« Nous envisageons de renouveler la venue de Mme Vasselier Novelli en proposant  deux journées de formation complémentaires regroupant tous les professionnels ayant déjà eu l'apport théorique.

 Il s'agira de proposer un travail à partir de la brochure élaborée par le CIDFF de la Haute-Loire à destination des parents "La santé des enfants dans la violence conjugale".

Cette démarche de présentation et d'analyse permettra aux professionnels de s'approprier cet outil afin de pouvoir aborder la violence conjugale avec les parents.

Suite aux échanges avec Mme Vasselier-Novelli et face au constat qu'il n'existe pas sur le département un lieu d'écoute des enfants victimes de violences conjugales, nous allons engager une réflexion sur l'opportunité d'offrir cet espace dans l'association. Nous rentrerons en contact avec le CIDFF et Médiavic pour échanger sur ce point et sur notre travail partenarial. Ceci est encore en état de projet, nos démarches et échanges doivent continuer.

L’action Egalité filles garçons auprès des élèves du département sera également renouvelée.

Nous participerons au comité de pilotage pour la mise en place à la cité scolaire d'Embrun, d'une action sur le harcèlement scolaire . Ce projet fait suite à la table ronde organisée au forum cité plus haut.

L’organisation d’un spectacle de danse et d’un diaporama sur les Hautes Alpes au Royal,  ainsi que la rénovation de nos locaux sont également en projet pour 2013. »